Aménagement amovible pour fourgon et van : l’histoire d’un nouveau produit

WEEK-END AVENTURE & NATURE – Landrauvergne 2018
26 juin 2018
Campinambulle-week, 3e édition, du 6 au 14 juillet
3 mai 2019

Le Bourget 2017 : le défi

Sur le marché des véhicules de loisirs, les vans aménagés ont le vent en poupe. Et pour cause, ils passent sous les barres de 2m, on peut donc stationner partout, et, contrairement aux camping-cars, ils ne tombent sous le coup d’aucune restriction d’accès (que ce soit en montagne, en bord de mer ou en ville). Plus discrets, plus légers, plus maniables et bien moins coûteux en entretien, ces petits véhicules ont tout pour eux. Neuf, il faut débourser entre 50 000€ et 70 000€ pour un California. D’occasion, ils restent chers. L’alternative consiste à faire aménager son propre van par un professionnel, jamais à moins de 15 000 euros (hors prix d’achat du véhicule).

Dans un cas comme dans l’autre il s’agit d’aménagements fixes qui impliquent une transformation de la carte grise et qui restreignent l’utilisation du véhicule aux vacances. Dans le hall des aménageurs de véhicules de l’édition 2017 du Salon du Véhicule de Loisirs au Bourget, il n’y avait tout simplement pas d’aménagement amovible pour les vans, et encore moins d’aménagement pour les vans immatriculés en véhicule particulier (il s’agit de vans avec 7-11 places assises).

On s’est alors lancé un défi : proposer un aménagement amovible, sans transformation de la carte grise, permettant de dormir, de cuisiner et de manger à l’intérieur comme à l’extérieur, avec un chauffage, de l’eau chaude, un frigo, une batterie auxiliaire, un panneau solaire, et des sièges pivotants. Le tout pour moins de 10 000 €.

Le Bourget 2018 : le prototype

Patrick Matéos, concepteur de son état, a planché sur un premier prototype : la malle Campi-Van. L’idée de départ était de surdimensionner notre malle emblématique, la Campi-Cuisine-car, de lui ajouter un four, des tiroirs qui s’ouvrent à l’intérieur comme à l’extérieur du véhicule, et une table intérieure. La lasure à peine sèche, on l’a embarquée pour l’édition 2018 du salon du Bourget. Le très bon accueil du public contrastait quelque peu avec notre impression à nous. Trop imposante, trop lourde, trop chère, elle ne respectait pas vraiment le cahier des charges initial.

En rentrant du Bourget, nous avons reçu notre nouveau Space Tourer acheté exprès pour notre nouvelle Campi-Van. Tout heureux d’inaugurer ce nouveau carrosse, on recule le van dans le garage, et on s’apprête à charger la malle.

Ô rage ! ô désespoir ! ô viellesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

  • “Elle passe pas !”
  • “Comment ça elle passe pas ?”
  • “Elle est trop large.”
  • “Impossible, on vient de l’exposer dans un Space Tourer pendant 10 jours au Bourget !”
  • “Peut-être mais là elle passe pas.”
  • “Non mais c’est une blague ?”

Les constructeurs, en réduisant la largeur des véhicules au niveau des montants du coffre sur les modèles de 2018, ont sonné le glas de notre prototype. Dorénavant, il n’y a plus que 5 cm d’écart entre les vans/fourgons et les ludospaces (de type berlingo, kangoo etc.). En revanche, après les montants du coffre, les différences de dimensions sont significatives et l’espace de vie intérieur est incomparablement plus grand dans les vans.

Le Bourget 2019 : le nouveau modèle

Quand rien ne va plus, il faut se recentrer sur la base, et notre base à nous c’est l’incontournable Campi-Cuisine-car. Qu’à cela ne tienne, si les dimensions des vans correspondent à notre malle historique, construisons un aménagement plus complet autour d’elle. Revenons au cahier des charges initial. Que manque-t-il à la Cuisine-car ? Une table et un réchaud intérieur !

Commençons par la table : il faut qu’elle soit amovible (oui nous sommes un peu mono-maniaques), réglable en hauteur, pliable, assez grande pour manger à deux, mais assez petite pour pouvoir circuler autour lorsqu’on l’utilise à l’intérieur. Mais attendez, on en a vu une chez Kampa au Bourget, en bambou en plus (oui notre deuxième manie c’est d’aimer le bois). 60×80 cm, on ne pouvait pas rêver mieux.

Bon et pour le réchaud ? On ne va tout de même pas le poser comme ça sur la table, à tous les coups ça finira pas terre, et là… c’est le drame ! Patrick Matéos, toujours concepteur de son état :

“Il faut l’intégrer à un coffre ! Sous le réchaud on pourra mettre un espace de rangement pour une casserole et un peu de vaisselle. Fermé il servira de siège, et on pourra l’utiliser à l’intérieur comme à l’extérieur”.

Toute l’équipe a immédiatement adhéré. C’est amovible, c’est léger, c’est économique, c’est malin. On tient enfin notre concept ! Il vous faudra cependant patienter jusqu’en septembre 2019 pour les commandes de ce nouveau Campi-Réchaud. C’est devenu une tradition chez Campinambulle, les innovations c’est pour le Bourget !

1 Comment

  1. fernando saraiva dit :

    Formidable..

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